Les Suisses font du troc’minute !

Un SEL Suisse s’appelle Troc-Actif
lundi 2 août 2004
par Winston
popularité : 30%

Vivre sa vie... autrement ! Troc-Actif, le réseau local des échanges sans argent, a inventé le troc’minute : un court tête-à-tête qui débouche vers une multitude d’échanges.

L’association Troc-Actif a été fondée en 1997 par Arlette Zufferey et ses amis.

Comme nos SEL français cette association permet de faire des échanges avec des unités qui se réferrent au temps et donc n’utilise pas d’argent pour les échanges. Elle applique aussi le principe 1 heure = 1 heure, tous les services ont la même valeur.

Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur leur excellent site web : http://www.troc-actif.com

Troc’minute

Ludique et sympathique, le troc’minute permet à des personnes, familières ou non du troc, d’entrer tout de suite dans le vif du sujet : "... et vous, qu’avez-vous à échanger ?..." ou "je cherche quelqu’un qui...". Pour les adhérents ce jeu est prétexte à rafraîchir leurs propositions ou à faire connaissance avec d’autres troqueurs. Pour le public non-initié, c’est une manière de vivre le troc pendant une heure. Tradition oblige, le troc’minute est toujours suivi d’une petite collation faite de ce que chacun apporte. L’occasion d’échanger des propos et de refaire un peu le monde aussi...

En 2004, Troc-Actif a organisé ainsi plusieurs soirées (annoncées dans la presse) à Sierre, Sion et Martigny.

Une gestion rigoureuse

Si dans Troc-Actif les échanges n’utilisent pas d’argent, en ce qui concerne la gestion de l’association il en va autrement, démontrant ainsi que l’on ne peut pas faire du gratuit sans financement. La cotisation annuelle de 52 euros ferait hurler plus d’un seliste français.

Troc-Actif obtient des locaux pour ses rencontres en étant membre des centres de loisirs et culture de trois villes.

Chaque année l’association édite 4 journaux trimestriels et un journal annuel qui sert de plaquette de présentation avec des exemples d’offres et de demandes. Le journal est gratuit pour les adhérents mais un abonnement de soutien à 20 euros est disponible pour les curieux. A noter que ce journal au format A5 est de qualité "imprimerie" et que le coût de sa fabrication est amorti par des pavés publicitaires au tarif de 66 euros les 5 numéros (50% de remise pour les membres). C’est amusant d’y voir par exemple une pub pour la "Banque Cantonale du Valais", de quoi provoquer une syncope chez quelques selistes franchouillards... sans parler du principal soutien de ce journal qui est la Loterie Romande !


Commentaires

Logo de therese pineda
samedi 23 février 2008 à 20h53, par  therese pineda

bonjour,

je me connecte sur ce site, pour trouver de l’aide pour mes travaux en échange de mon savoir faire et je tombe sur quoi, une vieille querelle pour un mot......« franchouillard. ».....bizarre...........surprise !!!........

laissez donc ces vieilles querelles d’un autre temps......de coté et revenons a ce qui nous intéresse vraiment l’échange des savoir-faire c’est surement plus intéressant que ces débats racistes et infructueux dans un monde qui va de mal en pis..............au fait !!! comment pourrais je trouver une solution a mes petits travaux que je ne peux effectuer moi même, j’ai une toute petite retraite..je ne peux me permettre de faire venir des professionnel.........j’habite dans les 2 sèvres.......merci

Logo de palmi
mardi 21 mars 2006 à 16h27, par  palmi

Bonjour !
Je désire savoir comment devenir membre et si vous possédez ce que nous recherchons :
Notre fils a besoin de cours d’anglais. Il est super doué en électronique, informatique et adore bricoler les voitures.
Il invente même à la demande des systèmes d’automatisation.
Comment pourrait-on obtenir de genre de troc.
Je ne vois pas dans votre site quels secteurs vous offrez.
Merci et meilleures salutations
Chantal

mercredi 1er septembre 2004 à 08h39

Troquons ensemble ! - 07.03.2003 (article dans le Nouvellliste Online )
Déjà populaire à Sierre et à sion, l’association Troc-Actif s’étend en Octodure par l’intermédiaire d’Odile Maury.

Bien connu des habitants de Sion et Sierre, Troc-Actif porpose d’étendre ses activités à la région de Martigny sous la houlette bienveillante d’Odile Maury : « Il existe énormément de savoir-faire gaspillé chez chacun d’entre nous et beacoup trop de personnes seules ». Si l’association permet l’échange de services concret comme retourner le jardin du voisin contre quelques cours d’anglais, par exemple, elle donne surtout l’occasion de se rencontrer : « Avant, il était presque indigent de dire que l’on avait besoin de communiquer. Aujourd’hui, c’est devenu une nécessité. Nous vivons dans un monde de compétition, das lequel plus personne ne se parle, ni ne s’occupe de son prochain ». À partir de ce constat, les responsables de l’association favorisent donc les relations entre les gens qui s’changent leurs compétences.

Rétablir le contact
« À l’époque, le troc était une activité naturelle, qui n’existe plus en Valais de nos jours », regrette Arlette Zufferey, présidente de l’association Troc-Actif. Relégué en effet aux oubliettes, ce système économique n’employant pas la monnaie ne fonctionne qujourd’hui qu’en de rares exceptions, « peut-être dans le cadre familial, et encore ! ». C’est pourquoi, par le biais de l’association Troc-Actif, créée en 1997 à Sierre, Arlette Zufferey entend « réintégrer dans la société ces échanges solidaires qui permettent une meilleure utilisation des ressources personnelles, mais surtout le rétablissement du contact humain ». Véritable tremplin à la rencontre, ces échanges instaurent de vrais liens et redonnent de la valeur à toute activité.

Le temps, monnaie d’échange
Que l’on échange un service, un objet ou un conseil, la démarche reste la même : « Chacun le note en heure sur un relevé. Cela permet de créer un capital-temps qu’il pourra utiliser contre un service de son choix, répertorié dans le journal de l’association ». L’échange se fait donc sans argent, mais n’est toutefois pas gratuit : « Toutes ces activités sont multilaétrales ; on reçoit de quelqu’un, mais on doit donner en retour à quelqu’un d’autre ». L’avantage et la force de ce système réside dans le fait qu’il abolit l’échelle des valeurs et le barème des compétences rencontrés dans la vie courante : « Pour nous, une heure d’un être humain vaut une heure d’un autre être humain. Tous les travaux sont égaux ».

Comment troquer ?
La personne qui désire devenir membre met ses ressources personnelles à disposition du groupe des adhérents : « Lorsque nous nous rencontrons pour la première fois, nous établissons une liste des offres et demandes que la personne se propose d’échanger. Ensuite les gens y répondent en fonction de leurs besoins, envies, disponibilités, en feuilletant le journal de l’association », explique Arlette Zufferey. Grâce à un relevé sur lequel chacun note tous les échanges en nombre d’heures, on n’est pas obligé de troquer le même jour avec le même partenaire. Exemple : Catherine donne un cours d’anglais à Martin, qui prête sa tondeuse à gazon à Mathilde, qui coupe les cheveux de Catherine… Celui qui offre augmente ainsi sons capital-temps ; il pourra l’utiliser à sa guise contre un objet ou un service.

Romy Moret

C’est super et de nombreuses possibilités d’hébergement sont à découvrir , alors peut-être à bientôt en Suisse...Daniel D.

Logo de Daniel D.
mercredi 1er septembre 2004 à 08h31, par  Daniel D.

Remerciements à Arlette pour nous avoir envoyé les derniers numéros de votre petit journal "TROC’actif" de juillet .

C’est super et nous espérons avoir des liens plus intenses avec les "trocqueurs suisses"

à bientôt
et bien amicalement à toutes et à tous.

Daniel D.

Logo de collectif transversel
samedi 7 août 2004 à 09h38, par  collectif transversel

Oui, j’ai vu ! Le commentaire par rapport à notre cotisation Ce qui m’a
d’ailleurs bien fait rire !
Très souvent on nous demande comment mettre sur pied un réseau. Je les
dirige vers les SEL ou je réponds personnellement en disant qu’il faut,
encore plus que de l’argent, avoir... l’enthousiasme ! (la foi,
quasiment !).

Arlette Z. en commentaire à Daniel D. (par e.mail)

Merci pour ta réponse .

Logo de Winston
vendredi 6 août 2004 à 23h17, par  Winston

"L’adjectif franchouillard ne date que de 1970, la franchouillardise de 1983. Ces termes-là fleurent bon le mépris post-soixante-huitard pour des traits de caractère typiquement français ; ils sont dans le droit fil d’une dénonciation de l’esprit conservateur, mesquin, vulgaire. Le franchouillard pouvait être le Français chauvin, mais non exclusivement. Néanmoins franchouillard donnait surtout une image pantouflarde, petite-bourgeoise, à la Super-Dupont ou à la Bidochon. C’est la France du béret-baguette-litron de rouge un peu revisitée, mais cette image a du mal à s’appliquer à d’autres réalités..." sauf pour les selistes franchouillards qui font la promo d’un SEL de Luxe avec vide-grenier et club de loisir, sans entraide sociale ni euros, ni pub.

Logo de Joëlle
vendredi 6 août 2004 à 22h14, par  Joëlle

Bonjour,
Je suis troqueuse, Française habitant le Valais...Je suis curieuse de savoir ce que veut dire pour vous le mot "franchouillard" afin de comparer votre définition à la mienne !
Et puis, je me permets d’émettre un petit doute : êtes-vous certain que "se réferrent" prennent vraiment 2 "r" ? Moi, je l’aurais écrit : "se réfèrent", mais je me trompe peut-être ?
Bien amicalement, Joëlle

Brèves

4 septembre 2012 - Parce que la culture doit appartenir à tous ... Partageons-la !

J’ai trouvé ça, pour les mirauds, les pressés, les fainéants, et ceux qui écossent les petits pois (...)

1er septembre 2012 - Créer votre infokiosque dans vos SEL...C’est facile et c’est un moyen unique d’informer.

Qu’est-ce qu’un infokiosque ? article mis en ligne le 15 août 2003sur le site d’Infokiosque.net (...)

25 février 2011 - L’association TAOA

Transversel , les a rencontrés lors des rencontres d’été de Jambville, et depuis nous avons eu des (...)

22 septembre 2009 - SUISSE : la dissolution de l’association TROC-Actif

C’est avec regret que nous apprenons la dissolution de l’association-amie de Transversel depuis (...)

27 mai 2008 - La Gazette SPIP : le numéro 2 est paru...

Huit pages d’enquêtes, de reportages, de brèves, de portraits, d’amour et toujours sans une seule (...)