INTRODUCTION à la question ?

vers une Intelligence collective
jeudi 10 septembre 2015
par Collectif TRANSVERSEL
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En confiant les versions préliminaires de ce document à plusieurs lecteurs, l’expérience a montré que proposer un texte sans préciser sa finalité et la question dont il traite était contraire aux schémas qui gouvernent la pensée et le sens.

C’est pourquoi je commencerai par répondre à l’interrogation :

" Quelle est la question ? "

Quelle est la question ?

Nous ne sommes pas là pour ne pas comprendre notre monde. Pour preuve, le temps que nous passons à essayer sous une forme ou une autre. Cette époque, comme toutes les époques, dessine un futur qui échappe pour l’essentiel à toute prédiction.

Cependant, c’est en imaginant notre futur que l’on construit le présent. Il nous faut à chaque instant choisir et c’est ainsi que s’expriment nos intentions.

La sagesse nous rappelle qu’il faut avant tout vivre le présent, et sous certains aspects on peut penser que l’humanité aurait atteint une certaine forme de sagesse. En effet, le monde semble globalement développer une dynamique propre, qu’aucun de ses acteurs ne pense réellement. A défaut de la comprendre, le futur s’évanouit au profit du présent. Maîtriser le présent devient le gage d’une maitrise du futur.

La généralisation de cette démarche représente très certainement un progrès significatif car elle donne une part réduite aux grands idéaux... au bénéfice d’une pensée que certains disent unique et pour les plus féroces, une absence de pensée.

Si là n’est pas l’objet du propos, il justifie en partie d’entreprendre la démarche. L’objet de ce projet est cette dynamique propre, qui semble donner vie à ces entités qui participent à notre destin.

La particularité de ces entités est d’être douées d’une faculté d’ubiquité, faculté qui s’exprime à toutes les échelles de notre espace, du village à la région, de la nation à la planète, mais aussi chaque jour pour chacun de nous.

Le sens commun les dit non humaines. Entrer dans leur intimité demande alors de penser autrement et partager leur pensée, d’avoir une lecture de ce qui fait leur sens, donc également de la nature du Sens. Il existe de façon certaine, et d’une certaine façon, une relation entre leur pensée et les notres.

Pour donner un sens à la lecture, explicitons que nous sommes içi dans le domaine des processus collaboratifs et nous intéressons à la plus mystérieuse de leurs propriétés : l’émergence. Mieux la comprendre c’est aussi disposer d’une réelle capacité de prévision...

La question est la suivante :

La pensée de ces entités a t-elle un sens pour nous ?

Précisons tout de suite qu’il ne s’agit ni de proposer une approche philosophique, ni de développer une théorie scientifique, mais de trouver une autre voie, qui entre autres, précise ses relations avec chacune d’elles. L’intention est par ailleurs, et surtout, d’expliciter les fondements nécessaires à la réalisation d’une application.

Difficile ? Certainement. Impossible ? Nécessaire.

La question a été posée. Cependant, elle ne suffit qu’à préciser un contexte initial que l’ensemble de la démarche se donne pour objectif de développer, car cette question nous renvoit d’abord à nous-mêmes.

Comprendre cette situation est essentielle. Ce document exprime cette volonté. Il est partie intégrante d’un démarche qui se doit d’être partagée pour traduire la nature d’une démarche collaborative. Nous sommes içi dans le domaine des modèles auto-référents, c’est à dire qui proposent d’expliciter leur propre modèle. On sait la question complexe.

Il y a, en dernière simplification, deux façons de répondre à une question : Y trouver une réponse ou pas.

De nombreuses questions, dont les primordiales, n’ont pas de réponses. La question posée entre à priori dans cette catégorie, d’où cette introduction à ’Quelle est la question ?’.

Veut-on dire içi, comprendre autrement la question ?

Oui. La première étape est donc de penser autrement. Proposer de penser autrement peut sembler paradoxal et parait être en tout cas, un defi au sens. Il ne suffit pas de parler de choses nouvelles, même si les faire siennes amène déja à penser autrement.

Vous pourriez penser qu’il vous est proposé un sorte de jeu, comme ces jeux de logique qui mènent au paradoxe ou à l’absurde. Il n’en n’est rien. Ces quelques lignes n’ont pas d’autre but que d’avertir le lecteur.

Je me propose de décrire autrement ce que l’on connaît.

Cela a t-il un sens !

C’est la nature même du processus créatif... C’est seulement après que la volonté d’expliquer se manifeste.

En fait, cette démarche est en accord, sous une certaine forme, avec la logique scientifique : passer de l’hypothèse à la verification expérimentale.

Sa particularité est que tu es, toi le lecteur, le sujet de l’observation. Je vous rassure. Vous n’avez pas ouvert une page du livre - l’histoire sans fin -, un livre qui raconte votre propre histoire en même temps qu’elle s’écrit. Pourtant on en retrouve au moins une idée, car par nature, le résultat de cette démarche ne peut être qu’incomplet.

Dans ce document, Vous êtes donc un acteur à part entière avec lequel je souhaite partager des idées.

Des idées qui devraient nous permettre de penser différemment. Mais vous savez maintenant que le résultat de la démarche dépend aussi de vous. Ceci n’est qu’une modalité de la démarche, penser autrement, qui demande de transformer sa propre pensée pour trouver de nouveaux sens.

Voila le premier paradoxe du Sens. Imaginer que cela soit possible serait faire exception au sens commun. Et il y aura toujours une exception pour laisser au sens le pouvoir de transformer la pensée.

L’aspect global de la démarche se dessine.

Mais qu’en est-il à titre individuel ? Que m’est-il proposé ?

De participer à une démarche évolutive destinée à favoriser la création de sens... Appliquée à l’Innovation, cette démarche transforme la conduite du changement en un processus de création du changement.

Comment cela est-il relier à l’aspect global de la démarche ?

Pour conduire l’action, le changement doit être pensé à priori. Des limites de cette approche se développera la puissance du marketing et de la communication. Supportée par une instrumentation adaptée à l’observation du changement effectif, la conduite du changement consiste alors à aligner ce qui a été pensé et la réalisation, à postériori.

La principale limitation de cette approche est évidente. Il faut que la pensée précède le changement. Autrement il faut être l’artisan du changement ou imposer sa pensée... , c’est à dire accélerer les changements.

Plus les limitations et les coûts d’accès aux technologies et aux marchés se réduisent, plus les sources de changements se multiplent, amplifiant le phénomène jusqu’au moment où le changement inéluctablement précède la pensée et l’action. Il devient alors difficile de comprendre le changement lui-même...

Une solution alors s’impose. Faire du changement l’objet de la conduite, et non plus son sujet.

La priorité devient alors de se doter d’une capacité de lire le changement à postériori, et de penser et d’agir toujours plus vite. L’attention se déplace du changement aux acteurs du changement.

Trois classes d’acteurs, l’individu, le groupe et celui en charge de la relation de l’individu au groupe (le territoire) doivent adapter leur stratégie de conduite du changement.

Les conditions du changement sont réunies avant que son émergence soit effective.

Conduire le changement dans un environnement évolutif procède d’un schéma de pensée où les concepts de conduite, de changement et d’environnement sont eux-mêmes les expressions du principe évolutif.

Le principe évolutif organise la démarche. De ces expressions s’élabore l’action qui permet de converger vers un objectif. Cet objectif, exprimée au préalable, est un point d’équilibre où les échanges entre l’acteur et son environnement sont, pour l’un comme pour l’autre, optimums par la valorisation qui en est faite.

Quelle est la caractérisation d’une démarche aboutie ?

De pouvoir séparer la finalité de la démarche de son produit. Autrement dit, que les objectif du groupe et de l’individu puissent être atteints en participant à une démarche qui n’a elle-même qu’une finalité, celle de transformer.

Quelle en est la formalisation ?

D’exprimer un objectif comme émergence d’un processus et non comme sa finalité. Autrement dit, définir une structure permettant de faire émerger une synergie ou programmer la Synergie.

Quel objectif est fixé comme produit du processus d’élaboration de la démarche ?

De fournir un service de création de Valeur.

Quelle est ici la définition de Valeur ?

Ce qui crée l’échange.

Quel service ?

Créer les conditions optimimales au développement de l’échange.

Si les conditions dépendent de la valeur... ?

Evidemment non, c’est ce qui différencit cette démarche.

Alors comment s’assurer de créer de la valeur ?

Si la valeur est une propriété émergente des conditions définies.

Cela ne peut être déterministe !

Non, cela est simplement prévisible.

Quel moyen ?

En élaborant cette démarche et en développant une plate-forme collaborative qui implémente la démarche. Les fonctionalités principales de la plate-forme sont :

L’évolution de la démarche, ou transformer.

De vérifier la convergence de la démarche vers l’objectif.

Quelle application ?

Evidemment, une application concrête et utile...

Créer de l’Innovation dans le domaine des applications des nouvelles technologies et l’utiliser, autrement dit favoriser l’émergence.

Quel est le produit de la finalité propre de la démarche ?

Une meilleure connaissance des propriétés de l’émergence.

Quels sont les signes qui confirment l’émergence de ces développements sur le marché ? .

Du point de vue macroscopique.

Une caractéristique que possède toutes les applications de l’Internet est de séparer l’information de l’objet qu’elle représente, et de permettre son échange et sa diffusion. L’objet peut être matériel ou immatériel, et ses divers aspects peuvent être représentés, que soit son usage, son prix, le savoir qui y est associé, ... , ou sa place dans un ensemble ; qui elle-même peut justifier d’un usage, d’un prix...

Une caractéristique de l’Internet est de permettre de relier ses applications afin d’individualiser les objets, matériels ou immatériels, pour en étendre ses aspects, que ce soit son utilité, sa valeur, la connaissance qui y est associée,...., ou de redéfinir sa place dans l’ensemble ; qui elle-même peut justifier d’une utilité, d’une valeur...

Les deux caractéristiques ne sont pas spécifiques à l’Internet et à ses applications mais sont applicables à tout processus évolutif. Très généralement, la plupart des activités peuvent être lues sur ce modèle.

L’effet de l’évolution est de séparer et de relier ses aspects dans un ordre nouveau.

La caractéristique propre à l’Internet et à ses applications est de manipuler la matière dont on fait notre réel, en particulier sa place. Quelque soit le domaine, entreprise, commerce, médias, éducation, vie sociale, vie citoyenne, stratégie... on dispose aujourd’hui d’une multitude de sources où les conséquences de ces développements sont analysés. A l’évidence, il est peu d’activités à terme qui ne soient transformées.

On parle donc aussi de notre propre processus évolutif.

Maintenir les équilibres tout en assurant leur évolution devient un exercice périlleux compte tenu de la dynamique globale, comme de la dynamique locale... Repenser la conduite du changement devient essentiel.

Il ne s’agit plus d’échanger des informations pour conduire le changement (ce que les applications de l’Internet permettent également de faire), mais de conduire l’échange d’informations pour s’adapter au changement.

Plus que l’information, c’est son usage qui fait sa valeur où plus précisément, la capacité à lui donner une place. L’essentiel n’est plus le produit ou le service, mais la maitrise du choix, le préalable nécessaire étant d’assurer une présence directe ou indirecte sur le territoire.

Cette phase de l’Internet est caractérisée par la multiplication des applications orientées transaction, au sens commun du terme. Comme pour tout processus évolutif, à partir d’une certaine densité de population, une organisation plus complexe apparait, qui survit ou non.

La phase dans laquelle nous sommes déja entrés devrait voir la multiplication d’applications orientées relation, une organisation d’un espace de transactions. C’est une condition à la poursuite du processus d’Innovation...

Mais l’espace est multiple : culturel, social ou économique, ... , le lieu de vie où il s’organise et la personne en est le point central, espace urbain, espace du sens, espace sensible...

Il reflète la réalité multiple de l’individu et du groupe.

La première limite d’un processus qui ordonne évolution locale et évolution globale est celle même de l’individu. Le processus doit refleter les diverses facettes d’un réalité unique, la sienne.

La capacité de relier et de séparer simultanément ces facettes efface cette limite.

Les manifestations de cette limite ? régionalisation et supra-nationalité, Identité et Marché, la façon dont certaines entreprises dominent le marché et les autres,..., ce que vous souhaitez.

Il n’est donc pas de doutes sur la réalité du besoin, ni sur le spectre d’applications...

Comme il est de règle, l’émergence d’un modèle de référence est précedée de nombreuses travaux réalisés dans des domaines spécifiques. Les travaux de Christopher Alexander sont de mon point de vue très significatifs. Il est à l’origine du concept de Pattern utilisé aujourd’hui dans des domaines aussi variés que l’Urbanisme ou la conception en informatique.

Du point de vue microscopique.

On parle de workflow ou workgroup dans l’entreprise, de communautés sur Internet, de serveur Web ou de pages personnelles et la liste est, bien sur, loin d’être restrictive, des d’applications collaboratives, qui deviennent plus avancées et proches du modèle présentée içi, sous une certaine forme, avec les applications de commerce electronique, de supply chain management, de Customer relationship management, et là aussi la liste est loin d’être restrictive...

Toutes ces applications ont cependant une caractéristique commune : Elles pré-supposent la nature de la Valeur.

Il n’est donc pas de doutes sur la valeur de l’application développée dans le cadre de ce projet.

La faisabilité ?

Le projet est mis en place en utilisant son propre modèle. Le réaliser de façon centralisée serait faisable mais n’aurait aucun interêt en devenant incompatible avec la réalité de chacun de ses acteurs...

L’application ?

Générique : L’innovation et la conduite du changement.

La vision ?

Une démarche justifie une finalité. Ici la finalité est aussi le moyen, puisqu’il s’agit de développer un moyen de penser son futur. Plus simplement, cela signifie faire son futur. Vous avez peut-être lu içi, la recherche d’un idéal. Pas imaginer, mais Penser.

On dit qu’Il y a des hommes qui ont fait l’histoire en permettant à une nouvelle réalité d’émerger et de prendre place dans le temps et l’histoire mais nous ne sommes pas capable de faire sans penser à une finalité, sauf dans quelques situations particulières.


Créé par : Mvdb dernière modification : Jeudi 20 of Mai, 2004

Ce texte que nous remettons en ligne le 20 novembre 2008 ouvre la porte aux divers questionnements associatifs qui se posent actuellement ... Qu’en penser ? c’est à vous d’y répondre.

La rédaction remet ce texte au goût du jour ce 10 septembre 2015.

Ce texte a été lu plus de 2000 fois sur notre site.

Merci encore pour cette étude de la question , à retrouver sur le site de : Thetransitioner.org

Le mois prochain , notre dossier sur l’approche de l’Intelligence Collective avec la participation de Jean François Noubel .

Si vous avez , vous aussi des questions , n’hésitez pas à vous servir du forum ci dessous ,


Commentaires

samedi 3 octobre 2015 à 11h13

Bien sûr que ce sujet est très important ....
Rien que pour la survie de notre espèce : nous, les humains...
Alors profitez de la Vie et de tout ce qu’elle vous a apportée.

Merci à toutes celles et ceuix qui profitent de ce forum et surtout de ce site

Daniel Delarasse, un des animateurs de ce site.

Logo de florian
vendredi 6 mars 2009 à 14h01, par  florian

Penser autrement est déjà le départ d’une insubordination à la pensée verticale.C ;à.D.
- Déjouer ce filtre qui s’installe progressivement lors d’enseignements dirigés verticalement depuis notre naissance.
- Faire en sorte que nos sens soient entièrement à notre disposition sans être sous une influence quelconque.
- Ne pas répondre selon le rituel, mais y penser en plusieur fois, selon votre liberté de penser et ce même si cela peut parît pour certain une pensée farfelue.
C’est en général ce qui m’arrive lorsque je pense au devenir de notre planète.
Faire des comparaisons entre les facultés de nos gênes avec notre corps et celui de l’homme avec son support.
- Y voire l’énorme retard que nous avons avec eux, alors que la religion nous a appris à nous comprarer à des dieux.
- Comprendre que l’homme n’invente rien mais copie tout sur ce que la Nature à inscrit pour une lecture et par suite notre instruction.
etc.. , etc ..

Suis-je bien dans la question ? Me questionnerais-je pas dans la bonne direction ? Non !! Si j’en crois la bonne moitié de votre questionnement.
Florian

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