Droit Universel De Création Monétaire

samedi 11 mars 2006
par Collectif TRANSVERSEL
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Aujourd’hui des pans entier de population n’ont plus accès à l’élémentaire parce qu’elle n’ont plus accès à l’argent. Pourquoi ?

Si comme la grande majorité des gens vous dites : « moi, je ne comprend rien aux problèmes monétaires » le stratagème machiavélique de l’établissement financier et économique a réussi à maintenir un voile sur nos yeux grâce à une théorie complexe, truffée de concepts erronés, et interdisant toute interprétation réelle des problèmes monétaires et économiques.

En réalité ce sont les peuples qui produisent tous les biens et services mis sur le marché, or sans ces biens et services la monnaie n’aurait aucune raison d’être, donc aucune valeur. Ce sont donc les peuples qui font la valeur de la monnaie. Celle-ci n’apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services elle est création de l’homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc aux peuples puisqu’ils en font la valeur.

Pourtant ce droit de création monétaire a été retiré aux peuples pour être confié aux banques auprès desquelles ils doivent s’endetter pour disposer de la monnaie nécessaire à l’échange de leur propre travail et production. Ainsi l’humanité est assise sur une montagne de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques : diminution générale du pouvoir d’achat, extension de la pauvreté, et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre.

Combien de temps encore pouvons-nous garder ce voile en acceptant de produire toutes les richesses sauf la monnaie indispensable à l’échange de ces mêmes richesses. De grands économistes tels que Irving Fisher aux Etats-Unis ? et Maurice Allais (prix Nobel d’économie) en France nous incitent déjà à la prise de conscience. Il n’est pas trop tard pour agir mais il y a urgence.

Redonnons du sens à notre société, en recréant un véritable système économique basé sur la transparence et le partage.

Comment ?

Il nous apparaît être indispensable de commencer par définir les fondements juridiques et universels qui peuvent servir de base à un système financier et économique digne de notre conception de l’homme et de ses droits fondamentaux. Nous proposons donc d’ajouter à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme une section traitant des droits fondamentaux en ce qui concerne le système monétaire et économique. Ce qui suit et une proposition qui doit servir de base de travail à l’élaboration d’une charte définitive.

Préambule

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée en 1948 par les Nations Unies spécifie que :

* Article 2 : Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3 :
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4 :
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 17 :
- Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
- Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 23 :
- Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
- Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal
- Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
- Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 25 :
- Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
- La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Le système monétaire actuel

Le système monétaire actuel est :

- Un monopole privé géré par des intérêts privés et sans représentation des interêts du Peuple. Les citoyens n’ont ni contrôle ni pouvoir de décision sur l’émission de la monnaie et sur ses règles de circulation, la transparence est inexistente ou illusoire.

Cet état de fait ce traduit par des monnaies :

- Payantes : la création monétaire se fait par création de crédits dont la seule contrepartie est une simple ligne d’écriture. Malgré cette création ex nihilo, tout crédit fait l’objet d’un taux d’usure (intérêt). Ce taux d’usure ou d’intérêt est la cause principale de l’inflation et le coût de l’argent représente une part majoritaire du prix des choses.

- Soutenant un esprit de compétition : l’argent nécessaire au remboursement de l’intérêt n’est pas crée lors de la création de crédit. Par conséquent les acteurs économiques sont en compétition pour obtenir l’argent nécessaire au remboursement de l’intérêt. Cet impératif est en grande partie responsable de la course folle au profit.

- Instables : l’intérêt est une courbe exponentielle, ce qui veut dire que son montant peut rapidement dépasser la masse monétaire totale en circulation. Pour cette raison, les systèmes monétaires actuels n’ont pas d’autre alternative que l’effondrement, lorsque la masse monétaire initialement dédiée aux transactions est dépassée par la masse monétaire de remboursement d’intérêt.

En conséquence, le Peuple déclare que :

Le système monétaire en cours, pour les raisons listées plus haut, ne respecte pas les Droits de l’Homme, en particulier les articles 2, 3, 17 et 25. Il génère des inégalités, des ségrégations, des formes masquées d’esclavage et empêche l’accès aux droits fondamentaux des personnes (santé, alimentation, éducation, habitation, sûreté, travail...).

En conséquence, le Peuple déclare que :

- Le système monétaire est un bien commun. L’ accès et l’utilisation du système monétaire est un droit inaliénable et gratuit.
- Tout groupe de personnes a le droit de créer et choisir ses propres outils monétaires. C’est une principe de souveraineté, d’égalité, et d’autodétermination de tout groupe de personnes.
- Toute monnaie est un bien commun du groupe de personne ayant décidé de sa création et utilisation.
- La gestion du système monétaire et des monnaies est un processus démocratique et transparent.
- Le système monétaire et économique ont pour finalité première et prioritaire la satisfaction des besoins et droits fondamentaux décrits dans la Charte des Droits de l’Homme, en particulier en ce qui concerne les droits à l’alimentation, le logement, la santé, l’éducation, et au travail.
- Les ressources naturelles sont un bien commun. L’accès et l’utilisation des ressources font l’objet d’un partage et non d’une appropriation exclusive.



Commentaires

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samedi 7 juillet 2007 à 18h04, par  Oulsi

Il faut demander le Crédit Social (un office de crédit comptable, soit un 4e pouvoir), avec un dividende pour tous qui augmentera selon le progrès.

Fini la dette publique, fini les taxes-impôts. Il faut casser les monopoles tant publics que privés.

Louis Even :

Voyons un peu. Qu’est-ce qu’on fait avec cet argent, vieux ou nouveau, taxé ou emprunté ? On mobilise du travail et des matériaux, on met en oeuvre la capacité de produire du pays, capacité qui existe déjà, puisqu’on peut l’utiliser. Quel est en tout cela le rôle de l’argent ? C’est un rôle de permis.

Et c’est rien que cela, l’argent. L’argent ne crée rien, absolument rien. Il n’est qu’un permis de mettre en mouvement ce qui existe déjà. Et si un pays, possédant tout ce qu’il faut pour produire les choses dont il a besoin, ne les produit pas, s’il reste en panne sous prétexte qu’il manque de permis, c’est une autre grande démonstration de folie.

Il n’y a nullement besoin d’extraire de l’or de la terre, pas même besoin de fabriquer et imprimer du papier. La forme la plus .moderne et la plus employée des permis, ce sont des chiffres qui demandent seulement une plume, un peu d’encre et un livre. Et comme ces permis sont valables sur tout ce qui existe dans le pays en fait de moyens de production —génie, main-d’oeuvre, matériaux, transports — l’émission et la dispensation de ces permis ne peuvent légitimement relever que de la nation elle-même. Non pas de particuliers qui en font un trafic pour s’enrichir et pour se donner un pouvoir de contrôle sur toute la capacité de production, la paralysant, ou la ralentissant, ou conditionnant ses objectifs et son exercice.

Par quel tour de magie a-t-on réussi à faire croire à un pays capable, par exemple, de construire 50 milles de route, qu’il ne devra en construire que 25, n’aura de permis que pour ces 25 et, en outre, sera endetté envers les dispensateurs des permis pour toute la valeur de construction de ces 25 milles, avec de l’intérêt en plus ?

Comment peut-on faire admettre, par des gouvernements, et justifier par des journalistes, un resserrement du crédit financier (des permis), alors qu’il n’y a aucun resserrement de la capacité de produire et qu’il y a encore des demandes à satisfaire ?

On pourrait poser cent autres questions du genre, démontrant à l’évidence que le système financier qui nous régit est pourri, qu’il empoisonne la vie économique, qu’il empoisonne les administrations publiques, qu’il empoisonne l’enseignement et les plumes des journalistes, qu’il empoisonne les relations entre les hommes, et qu’il fait tous les taxés que nous sommes payer pour ce poison.

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dimanche 7 mai 2006 à 18h20, par  Paul Nollen

En décembre 2005, les chefs de l’UE ont demandé à la Commission européenne de proposer un nouveau système de financement pour le bloc en 2008.

La proposition du commissaire Laszlo Kovacs (10-03-06) :

"A mon opinion, le chemin le plus viable devrait lier un impôt de l’Union européenne à la consommation d’énergie, parce que les recettes fiscales pourraient également atteindre un objectif secondaire, à savoir d’influencer la politique énergétique, afin de soutenir les ressources énergétiques renouvelables par des taux inférieurs (d’impôts)"

Notre proposition :

"REFORME MONETAIRE POUR L’AGE de l’INFORMATIQUE"
(Auteurs : James Robertson et Prof Dr Joseph Huber)

Cette proposition finira le système d’opérations bancaires à "réserves fractionnelles".

Permettre aux banques privées de créer la monnaie hors de rien, prive le gouvernement d’un bénéfice spécifique.

Ce bénéfice spécifique s’appelle le "seigneuriage" et, à notre opinion, appartient au peuple.

Cependant, il est important d’accentuer que, bien que les banques perdent la possibilité de créer des dépôts à vue hors de rien dans des comptes courants, la rentabilité normale du trafic bancaire demeurera intacte. Les banques pourront sans aucune restriction continuer à effectuer chaque genre d’affaires qu’elles font maintenant : recevoir les dépôts et faire la gestion des transferts de leurs clients, accorder des prêts à tous ceux qu’elles considèrent solvable, investir dans les actifs financiers tels que des obligations ou des actions pour leurs clients et pour elles-mêmes et offrir une grande variété de produits et services financiers.

Causes profondes pour la proposition d’une réforme de seigneuriage :

Les problèmes chroniques de financement de l’administration publique.
La création commerciale d’argent hors de contrôle
Les instabilités monétaires et financières de diverses sortes.

Méthode d’émission de nouveaux moyens de payement

Les banques centrales devraient créer le montant de nouvel argent non monétaire (aussi bien que l’argent liquide) qu’ils jugent nécessaire pour augmenter la masse monétaire, en la créditant à leurs gouvernements en tant que revenu public. Les gouvernements devraient alors la mettre dans la circulation en la dépensant.
Il devrait devenir infaisable et même illégal à n’importe qui, de créer du nouveau crédit dénommé comme une devise officielle. Les banques commerciales seront ainsi exclues de créer des nouveaux crédits comme elles le font maintenant et seront limitées à la fonction de courtier de crédits en tant qu’intermédiaires financiers.
Ce seront les banques centrales qui jugeront, à des intervalles réguliers, combien de nouveau crédit est à émettre. Ils prendront leurs décisions selon les objectifs de politique monétaire qui ont été précédemment établis et édités, et elles seront responsables de leurs prestations.

Mais elles auront un degré élevé de l’indépendance du gouvernement, ne laissant aux gouvernements aucune puissance d’intervenir dans les décisions au sujet de la masse de crédit à créer.

Le système monétaire devrait être organisé comme quatrième branche de gouvernement, d’égal à égal avec les branches exécutives, juridiques et législatives.

Quatre changements comparativement francs seront nécessaires, comme suit.

Les dépôts à vue dénommés dans la devise officielle seront identifiés en tant que monnaie légale, ensemble avec l’argent liquide.

Le montant total d’argent non monétaire existant dans tous les comptes courants (y compris les comptes des clients, des banques et du gouvernement), ainsi que le montant total d’argent liquide en possession de chacun, seront reconnus en tant que constituant la totalité des réserves d’argent officiel ou de monnaie légale, immédiatement disponible pour la dépense.

Les comptes courants des clients devront être enlevés des feuilles du solde des banques et gérés séparément de leur propre argent (ce sui n’est pas le cas aujourd’hui). En conséquence, une distinction claire sera réalisée entre l’argent de valeur-de-paiement ("argent normal") dans des comptes courants, et l’argent de stock-de-valeur ("capital") dans des comptes d’épargne.
En pratique, ceci signifiera que, sauf dans le cas ou une banque centrale crée un crédit de restructuration en tant que revenu public, des paiements en comptes courants devront toujours être couverts par des paiements hors d’autres comptes courants ou être payé comme argent comptant.

En conclusion, toute personne ou organisation autre qu’une banque centrale qui émettrait des moyens de payement sous forme de compte courant, sera coupable de la contrefaçon – dans la même mesure comme si elle avait fabriqué des billets de banque ou des pièces de monnaie sans autorisation.

LE BUDGET de l’UE

Le budget d’EU se chiffrait à € 83 milliards en 1998 et € 86 milliards en 1999, y compris les pays opt-out. L’augmentation en stock d’argent dans la zone Euro, sans les pays opt-out, était au delà de € 185-190 milliards en 1999 (bulletins de BCE, tableaux mensuels 2.4). Ceci signifie que le budget de l’UE aurait pu être financé sans problèmes par le seigneuriage de l’UE.

Sur la base de ces chiffres, les gouvernements nationaux des états de la zone Euro pourraient cesser complètement de payer des contributions au budget de l’UE, et – par-dessus le marché - recevoir réellement plus que les montants qu’ils devaient précédemment payer à Bruxelles.

La proposition législative :

Déclaration des dépôts à vue en tant que moyen de paiement légal :

L’établissement de la prérogative publique de créer l’argent officiel exigera un changement simple mais fondamental de la loi. Ceci est illustré le plus clairement par le changement requis dans le statut du système européen des banques centrales et de la banque centrale européenne.

L’article 16 du statut européen est intitulé "Billets".

Il contient le texte suivant : "… le conseil des gouverneurs est seul habilité à autoriser l’émission de billets de banque dans la Communauté. La BCE et les banques centrales nationales peuvent émettre de tels billets. Les billets de banque émis par la BCE et les banques centrales nationales sont les seuls à avoir cours légal dans la Communauté."

La version changée aurait pu être intitulée "Monnaie légale".

Elle pourrait contenir les lignes suivantes :

"... le conseil des gouverneurs est seul habilité à autoriser l’émission de moyens de payement légaux dans la Communauté. Les moyens de payement légaux incluent la pièce de monnaie, les billets de banque et les comptes courants. La BCE et les banques centrales nationales peuvent émettre de tels modes de paiement. Les pièces de monnaie, les billets de banque et les comptes courants émis par la BCE et les banques centrales nationales sont les seuls moyens de payement à avoir cours légal dans la Communauté."

Pour plus d’information, veuillez visiter notre site d’Internet à www.socialcurrency.be

Ou les auteurs :

http://www.soziologie.uni-halle.de/...

(Edition japonaise : Sozo de kaheino d’Atarashii, Tokyo : Nhonkeizaihyoron-sha.)

http://www.jamesrobertson.com/

Sincères amitiés,

Paul Nollen.

Logo de Tonio
jeudi 27 avril 2006 à 21h07, par  Tonio

Il devient véritablement urgent que nous changions de société...
Il faut que tout le monde soit mis au courant. C’est le système tel qu’il est fait actuellement qui a fait développer la mentalité du Loup chez l’homme.

L’être humain n’a plus aucune raison de vouloir écraser son prochain s’il vit dans un environnement sain où la crainte de la souffrance, de la pauvreté et de la mort est bannie des conséquences engendrées par la mauvaise gestion de la société.

Au diable notre époque, réveillons nous !!!
La solution est à portée de main ! Vous êtes tous producteurs d’une richesse que vous estimez !
Allez vous longtemps vous contenter de miettes alors que le fruit de votre travail quotidien vaut 10 fois ce que vous percevez ???

Pensez-y, que vous soyez ouvrier, artiste, patron, agriculteur ou enseignant, ne tombez pas dans le piège qui vous est tendu depuis des lustres ! Le vrai problème vient d’en haut, de la création monétaire elle même, et vous chamaillez entre vous ne servira à rien et fera le jeu de ceux qui se frottent les mains en vous regardant...

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